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C'est à voir

" Partez à la découverte de Nans-les-Pins et de son patrimoine ! "

Le lavoir « Vinaigre »

Ce lavoir récemment restauré doit son nom à la rue qui s’appelait « Vinaigre » avant de devenir « Georges Clemenceau ». Vinaigre aurait été le sobriquet d’une personne de mauvais caractère. Autrefois les lavandières lavaient le linge dans la vasque inférieure et le rinçaient dans la partie supérieure, beaucoup plus petite.

La fontaine « Vinaigre »

A l’angle de la Grand Rue et de l’avenue Georges Clemenceau, cette fontaine construite en 1848 alimente le lavoir. Tous deux sont desservis par la source de Fontvieille située sur la route du cimetière. La source de Fontvieille fut la première à être exploitée à Nans, et ce dès l’époque du château féodal.

La Grand Rue

Elle n’est autre que le célèbre chemin des Roys qui partait de Saint Maximin pour rejoindre la grotte de Sainte Marie-Madeleine creusée dans la falaise de la Sainte Baume, ce chemin fut jusqu’à la construction de la D80 en 1887, la seule voie d’accès au plateau du Plan-d’Aups depuis Nans. Avant la construction des maisons le long de cette voie, on apercevait la grotte depuis la Grand Rue.

La Place de Verdun

Jusqu’à la fin du XIXème siècle, cette place fut le centre de vie du village car le cours général de Gaulle n’existait pas encore. La fontaine fut construite en 1848 en remplacement d’une plus ancienne. Elle est aussi desservie par la source de Fontvieille et alimentait un petit lavoir disparu aujourd’hui mais dont la partie supérieure servit en 1985 à créer une fontaine sur la route de Marseille.

  • L’architecture de la place

Deux architectures composent principalement le village, et sont regroupées sur cette place.

La première, une architecture rurale du XVIIIème siècle caractérisée par une façade sobre sans décoration. Au rez-de-chaussée se trouve la grande porte de remise. Enfin elle comporte très peu d’ouvertures et les fenêtres se rétrécissent en hauteur. Vous apercevrez ce style dans le bâtiment qui abritait l’ancienne boulangerie.

La seconde, une architecture de style urbain du XIXème siècle dont les constructions sont caractérisées par des façades néoclassiques décorées de frises et de corniches. Les nombreuses baies s’agrandissent en hauteur et possèdent des perpendiculaires (façade rouge) en sont de beaux exemples. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, Nans fut un « village-rue » ; ainsi l’habitat et l’église se sont construit le long du chemin des Roys.

Le presbytère

Avec sa porte à bossages en pointes de diamants, le presbytère fut construit en 1660 et servit l’hôpital en 1720, lors de la grande peste de Nans.

L’église

Construite au XVIIème siècle et agrandit en 1822, elle est consacrée à St Laurent et St Sébastien. Son remaniement nécessita la reconstruction de la tour de l’horloge à côté de l’église.

Elle abrite à l’intérieur des fresques et un autel carolingien.

  • Les fresques : elles ont été peintes par un Marseillais nommé Jean Lair. Elles furent inaugurées en septembre 1942. Dans le chœur sont représentés :
    • L’Annonciation sur le mur de gauche ; avec Al Vierge Marie, l’Archange Gabriel et les fleurs de lys symboles de la pureté de la Vierge.
    • Derrière l’autel, une crucifixion : le visage de Dieu le Père est représenté au-dessus de la croix, au pied de cette dernière se trouvent d’un côté Marie-Madeleine et Sainte Véronique qui essuya le visage du Christ pendant son calvaire et de l’autre Marie s’évanouissant dans les bras de Saint Jean.
    • Sur le mur de droite, Saint-Laurent, le patron de Nans, brûlant sur son grill.
    • Enfin, dans les fonts baptismaux : Jésus baptisé par Saint Jean le Baptiste.
  • L’autel antique : La table en calcaire blanc mesure 87 cm de long, 67 cm de large et 10 cm d’épaisseur. Elle repose sur une pile centrale de section carrée (la pile est une reconstitution). La surface est creusée d’une cuvette de 2 cm de profondeur et encadrée de deux rainures destinées à enchâsser les reliques. Enfin, sur la tranche est gravée une croix aux extrémités légèrement aplaties. Ce dessin daterait de l’époque carolingienne et rappelle les croix frappées sur les pièces de monnaies et IXème siècle. L’absence d’ornements caractérise une époque durant laquelle l’art déclina. L’abbé Chaillan qui découvrit l’autel, le data d’une période comprise entre VIIIème et le Xème siècles. Cet autel reste tout de même le témoin des antiques traditions chrétiennes.

La maison en trompe l’œil

Son décor en bois a été entièrement réalisé au ciment.

Le quartier du perron

C’est le plus ancien quartier de Nans (XVIème-XVIIème siècles). Il n’y avait pas d’eau dans ce quartier, et les habitants devaient s’approvisionner à la source de Fontvieille. Pour résoudre ce problème, la commune décida au siècle dernier de capter une nouvelle source. La source de Lorges situé à 1,2km sur le domaine de Lorges au sud-est du village fut trouvée. L’eau fut acheminée au moyen d’une galerie voûtée en pierres sèches de plus d’un kilomètre de long, tantôt aérienne, tantôt souterraine. A l’intérieur de cette galerie étaient installés des tuyaux en poterie remplacés plus tard par des tuyaux en fonte.

La fontaine du Perron (ou fontaine St Georges) fut construite en 1848. C’est le général Baron de St George qui fut à l’origine de ce projet. Le Baron Saint Georges nommé Baron d’Empire par Napoléon Bonaparte fut maire de Nans du 2 septembre 1840 au 18 février 1842 (date de sa mort).

La maison Chante-Cigale

Cette petite maison au décor de terre cuite vernissée et de style tyrolien appartenant à Lucie Niel, surnommée aussi Lucie de Chante-Cigale. C’est à cette dame que l’on doit la sauvegarde et la restauration de la chapelle des pénitents blancs.

La chapelle de la miséricorde ou la chapelle des pénitents blancs

Elle fut construite en 1623 par les Pénitents Blancs. Selon la légende, un berger trouva un jour sur la colline de Sainte-Croix la statue d’une vierge à l’enfant. Il la ramena au village. Mais le lendemain, elle disparue et on la retrouva de nouveau sur la colline. On décidait alors de lui offrir un sanctuaire digne de l’abriter et la chapelle fut construite.

Lucie de Chante-Cigale contribua à la restauration de la façade et du battant de la cloche. La cloche porte des bas-reliefs dont l’un représente l’Archange Gabriel. On la sonnait pour éloigner la grêle.

A l’intérieur sont exposés d’anciens ex-voto et des objets de culte ayant appartenu autrefois aux pénitents Blancs, ainsi qu’une copie du tableau de l’assomption de Murillo ayant plus de 100 ans.

Le Cours Général de Gaulle et le monument aux morts

Il fut aménagé en 1855 sur une initiative du Baron de Saint Georges. Ce dernier eut de grands projets de modernisation du village mais il ne put jamais voir ses idées réalisées, la mort étant venue l’emporter trop tôt. En 1867, une fontaine fut construite au milieu du Cours. Elle fut déplacée 20 ans plus tard au bout du cours et réduite à sa vasque inférieure. Elle était alimentée ainsi que les platanes par la fontaine de la place de Verdun. Elle desservait un petit lavoir installé contre le mur de l’école communale ; (aujourd’hui devenu le poste de police municipale et le bureau de l’office du tourisme de la Provence verte). Elle portait la statue de Diane chasseresse qui fut remplacée en 1926 par l’actuelle statue du poilu lorsque la commune décida de transformer la fontaine en monument aux morts. Aujourd’hui la statue de Diane se dresse sur le parking de l’Hôtel de ville.

Lorsque Alexandre Dumas vint à Nans, voici comment il décrivit le village : « Nans, c’est un village qui est fier de ses eaux et de ses arbres. A Nans, les fontaines coulent de sources et des platanes poussent tous seuls… » (impressions de voyage).

La statue de Diane

Sur le parking de l’hôtel de ville se dresse la statue d’une femme tenant une lance et portant une étoile sur sa tête. C’est cette statue qui trônait jadis sur la fontaine du cours Général de Gaulle avant d’être remplacée en 1926 par celle d’un poilu.

Diane chasseresse, la Nymphe de l’Huveaune ? Qui est-elle ?

La tunique courte et le carquois rempli de flèches sont en effet les attributs de la déesse. Mais l’étoile n’en fait pas partie. Peut-être symbolise-t-elle alors des évènements récents ? En effet, après le coup d’Etat de Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851, l’insurrection éclata dans les campagnes. L’empire fut rétabli et la République abolie. L’étoile serait ainsi le symbole de la Liberté guidant le peuple. De plus la statue de Diane chasseresse rappelle étrangement le buste de Marianne qui se trouve dans la salle du conseil municipal.

Ainsi Diane n’aurait été qu’un faux prétexte pour représenter par un moyen détourné de la République lors d’une période durant laquelle il n’y avait plus de liberté d’expression.

Source : Nans autrefois

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'office du Tourisme Provence Verte Verdon